Le premier film fragile

 

 

Notre Cinéma fragile est né avec ce premier film.

Certains diraient essai poétique, ou encore expérimental : le terme qui vous convient le mieux nous convient aussi. Nous l’appelons cinéma fragile parce qu’il repose sur de fragiles correspondances, il naît d’un empirisme délicat. Il prospère dans les jardins étranges de la mémoire.

Nous utilisons parfois des images que nous n’avons pas tournées parce que nous pouvons les regarder pour ce qu’elles disent réellement, pas ce pour quoi elles ont été faites.

Pour la même raison, lorsque nous utilisons nos propres images elles ont souvent été tournées sans intention particulière, et utilisées plus tard, comme un écrivain choisit ses mots. Elles forment notre vocabulaire.

« Tu vas croire que je suis folle » n’utilise que des images tournées avant d’avoir écrit quoi que ce soit.


Our Cinéma fragile was born with this first film.

Some would call it a poetic essay or experimental : whatever works for you is good for us. We call it cinéma fragile because it leans on fragile correspondences, springs from a delicate empirism, thrives in the strange gardens of memories.

We sometimes use images that we didn’t shoot because we can look at them for what they really say, not for what they were done for.

For the same reason we also shoot a lot of films with no particular intentions, that we use later, almost like a writer uses words. They are like our vocabulary.

« Tu vas croire que je suis folle » was entirely shot before anything was written.

 

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